PHAM HAU (1903-1995). Harde en pleine jungle.…

Lot 59
60 000 - 80 000 €
Résultats sans frais
Résultat: 304 000 €

PHAM HAU (1903-1995). Harde en pleine jungle.…

PHAM HAU (1903-1995).

Harde en pleine jungle.

Triptyque en laque noire, brune, or, rouge, incrusté de nacre, signée et cacheté en bas à droite (légères fentes et soulèvements).

Haut. : 80 cm - Larg. : 240 cm



Provenance : Georges BESSE, administrateur colonial à Hanoï de 1938 à

1955, puis par descendance.



C’est dans une nature luxuriante où la lumière transperce les feuillages qu’évolue une

harde de cerfs. Pendant que deux broutent nonchalamment, deux autres guettent.

Les arbres se superposent et les larges feuilles du bananier, au premier plan, nous

placent comme spectateurs d’un instant d’une rare intensité : celui d’une nature

préservée, rêvée, sans homme. Cet Éden, c’est le Vietnam vu par l’un des plus grands

maîtres laqueur du XXe siècle : Pham Hau.

Cet ancien employé de gare, devenu étudiant aux Beaux-Arts d’Hanoï au sein

du département de la laque en 1929, va faire l’apprentissage de cette technique

pluriséculaire grâce à l’enseignement de Joseph Inguimbert. Ainsi en combinant l’art

traditionnel de la laque avec la culture occidentale classique, lui et quelques autres

comme Nguyen Gia Tri et Tran Van Can vont, au travers de paysages vierges et

poétiques, renouveler l’art vietnamien. Ce triptyque, véritable hommage à son pays,

va séduire les édiles et administrateurs locaux comme Monsieur Georges Besse. Ce

directeur administratif, installé à Hanoï en mars 1938, va tomber sous le charme de

ce pays, de sa nature et de ses coutumes. En amateur éclairé, il acquiert des oeuvres

qui lui rappellent la beauté des paysages vietnamiens mais, également, celle de sa

population avec un buste de jeune tonkinoise ou un couple de vieillards en bronze.

Lorsqu’en 1955, Georges Besse doit quitter l’Indochine il emporte ses trésors,

souvenirs des bons moments passés. Ils les suivront tout au long de sa carrière :

d’abord au Niger jusqu’en 1962, puis à Douarnenez pour sa retraite. Resté, depuis, dans

la famille, ce panneau de laque reste le souvenir merveilleux d’un paradis terrestre.
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