Alexandre DUMAS père (1802-1870). MANUSCRIT…

Lot 2
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Alexandre DUMAS père (1802-1870). MANUSCRIT…

Alexandre DUMAS père (1802-1870). MANUSCRIT autographe, [Le Caucase, 1859] ; 35 pages sur 18 feuillets in-fol. (40,5 x 16,5 cm), montées sur onglets en un volume in-fol., cartonnage papier marbré (dos un peu usagé).
Trois chapitres du récit de son voyage dans le Caucase.

Dumas a passé neuf mois à voyager en Russie puis au Caucase de juin 1858 à février 1859. Ce « Voyage en Russie » a été publié en deux parties, De Paris à Astrakan, et Le Caucase. Cette dernière partie, rédigée en grande partie pendant le voyage même, a été publiée avant la première, dès le retour de Dumas à Paris, dans un journal fondé à cet effet, Le Caucase, journal de voyages et romans (16 avril-15 mai 1859), puis en volume en mai : Le Caucase (Librairie théâtrale, [1859]).
Le manuscrit est rédigé à l’encre noire sur de longues bandes de papier anglais bleuté, filigrané J. J.G. Smith 1858, au recto et verso des feuillets (sauf le verso de la p. 65 resté vierge) ; paginé de façon continue de 43 à 77, il présente quelques ratures et corrections, et des variantes avec l’édition.
Nous avons ici les chapitres XVI, XVII et XVIII, correspondant aux chapitres XXIII, XXVI et XXVII du livre publié.
XVI. La ville. Les Bazars. La mosquée. L’eau et le feu (p. 43-54) [22 novembre 1858] décrit la ville de Bakou, que lui fait visiter le prince tatare Khaçad Outzmieff et Mme Freygang. « Le lendemain de notre excursion chez les Parsis, vers neuf heures du matin on nous annonça le Prince Khaçard Outzmieff. Avec une régularité plus qu’européenne il venait nous faire sa visite et se mettre à notre disposition »… Dumas présente la population de Bakou qui se compose principalement de Persans, d’Arméniens et de Tatars ; puis le commerce (soie, tapis, sucre, safran, étoffes de Perse, naphte), et le Bazar. Suit une excursion en barque sur la mer Caspienne pour se rendre à la mosquée de Fathma et voir les feux de mer. Le plus riche empereur « ne pourrait pas se donner dans son royaume, la soirée qu’on venait de nous donner à nous simples artistes. C’est que l’art est tout simplement le roi des empereurs et l’empereur des Rois ».
XVII. Adieux à la mer Caspienne (p. 55-65) [23 novembre]. « Il nous restait deux choses à voir, l’une à Bakou, l’autre aux environs de Bakou »…. Visite du palais des Khans et de la porte des Loups avant de quitter Bakou ; adieux à la mer Caspienne, avec longue citation du poète Marlinsky… « Ne dirait-on pas des pages écrites par Byron. Et quand on pense que le nom de l’homme qui les a écrites n’est pas même connu parmi nous. Autant qu’il sera en moi je la réparerai du moins ! »
XVIII. Chumaky – ou Schumaka (p. 66-77) [24 novembre]. « Ce fut le 11 novembre russe, 23 novembre de notre style, que je jettai, à huit verstes de Bakou à peu près en me retournant dans la voiture, un dernier adieu à la mer Caspienne. Nous étions bien décidés à faire une énorme journée, une journée de cent vingt verstes – par les chemins du Caucase, une journée de trente lieues est une énorme journée et à aller coucher à Schumaka, l’ancienne Chumaky »... Récit du voyage. Arrivée à Schumaka, que Dumas visite le lendemain sous la conduite du maître de police ; le soir, musique et danse chez Mahmoud-Beg. « À trois heures du matin, je me glissai du salon dans l’antichambre et de l’antichambre dans la rue. Une fois là je me mis à courir de peur d’être rattrapé, jusqu’à ma maison de Couronne. Il y avait longtems qu’il ne m’était arrivé de rentrer d’un bal à trois heures du matin. Quant à Schumaka, je présume que c’était la première fois qu’elle voyait un européen si attardé ».

Expert : LES AUTOGRAPHES , Monsieur Thierry BODIN
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